À propos

Au XVIe siècle, la découverte de l’héliocentrisme provoque un tollé avant d’entraîner une petite révolution : il n’est pas question, au départ, de ne plus croire que la Terre est le centre de l’univers, il est même condamnable de penser autrement. Or nous voilà aujourd’hui à lever la tête vers le ciel et à y jeter un regard fort de découvertes toujours renouvelées, acceptant désormais d’en redessiner sans cesse la carte. Une leçon serait-elle à retenir de cette profonde modification de notre entendement de l’univers habitable ?

Comme nous avons su, au cours des derniers siècles, transformer notre conception du ciel, nous devons aujourd’hui reconstruire notre façon de lire, d’entendre, de voir et d’accepter l’identité, le genre et le désir humains. Plus aucune forme binaire ni restrictive ne doit les contenir, les exclure, les oppresser : l’heure est venue de Rebâtir le ciel, et cette série, en célébrant la diversité humaine, mais aussi en révélant ses souffrances et en redéfinissant ses contours, est une invitation faite à toutes les personnes à se reconnaître doucement ou à enfin (se) comprendre.

Publié à compte d'auteurice, Rebâtir le ciel est une création protéiforme, faite de littérature et de photographie, ne souhaitant se définir ni par un ni par l’autre, mais plutôt comme un objet d’art iconoclaste et aventurier, ouvert et utile, documentaire et d’invention. Il est à vivre comme une œuvre de beauté et de douleur, fruit de l’écoute patiente et transformatrice de ses deux créateurices, Simon Émond et Michel Lemelin. Rebâtir le ciel ouvre tous les possibles si seulement on accepte d’en ouvrir les pages ; on aimerait qu’il provoque un tollé, on l’espère nourriture d’une grande révolution.

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Simon Émond (iel) est un.e photographe autodidacte né.e en 1992. C’est à Métabetchouan sur les berges du lac Saint-Jean, territoire non-cédé, qu’iel vit et travaille. Son travail a été présenté plusieurs fois dans des espaces publics choisis pour leur capacité à entrer en relation avec ses images. En 2020, iel reçoit son premier soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et fait partie de la sélection officielle du Zoom Photo Festival.

Michel Lemelin (il/iel) habite un territoire non-cédé sur les bords de la rivière Saguenay. Après une décennie de pratique dans les années ’90 (bourse du Conseil des arts et lettres du Québec, publications dans plusieurs revues en art contemporain, théâtre), iel a cessé d’écrire. Sa rencontre avec Simon Émond a ravivé le désir et le besoin de le faire. En 2018, iel remporte le premier prix, catégorie adulte, du Prix littéraire Damasse-Potvin.

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Sophie Gagnon-Bergeron - éditrice
Maxime Rheault et Chany Lagueux - Criterium design
Luba Markovskaia - réviseure linguistique et correctrice d'épreuves
Joannie Gill, Pekuakamiushkueu - UTAPI Consultants
Kokom Germaine Dubé, de la Nation Atikamekw - traductrice
Monique Verreault - traductrice